Créé en janvier 2006, l’institut Marcel Mauss (UMR 8178) est une unité fédérative regroupant quatre Centres de l’EHESS : le CEMS, le CENJ, le GSPM et le LIAS.

L’Institut Marcel Mauss s’organise autour des grandes thématiques de recherche suivantes :

  • Un thème central : Action collective et transformations de l’espace public
  • C’est le domaine de recherche privilégié de l’UMR. Nous portons une attention particulière et transversale, dans les centres de l’IMM, à l’étude des mobilisations collectives, et plus largement à celle des différentes formes de critique sociale, et à la manière dont elles participent de changements importants au niveau des institutions. Nous avons pour particularité d’appréhender dans l’Institut toute la gamme des mobilisations, depuis le niveau le plus local, voire le plus privé, jusqu’aux problèmes publics relayés dans les médias, au niveau national ou international. Nous cherchons à cerner les transformations qui affectent aujourd’hui ces formes de l’action collective, leurs modes de représentation, le langage qu’elles utilisent, et leur articulation avec les nouveaux modes de gouvernance. Les recherches sur les médias trouvent aussi leur place dans cet axe central.

    Trois thèmes complémentaires :

  • La normativité sociale et ses transformations
  • La normativité sociale se décline sous différentes modalités, qui vont du sens du « normal » et du « juste » dans les activités courantes, aux règles de droit, en passant par les conventions et les institutions, et par les valeurs, qui ont aussi une dimension normative. Plusieurs chercheurs de l’IMM sont engagés, depuis plusieurs années, dans un effort de renouvellement de la réflexion sociologique sur l’articulation de ces différentes composantes de la normativité sociale. L’entrée du CENJ dans l’IMM confortera cet axe de recherche.

  • La cognition comme fait social
  • Que la cognition puisse être un phénomène social, que sa matérialité puisse être définie autrement qu’en termes d’états et de processus du cerveau, de réseaux neuronaux ou de formalisations informatiques, paraît malheureusement quasi-inaudible dans le champ actuel de la recherche sur la cognition. Or explorer la cognition comme phénomène social, et montrer en quoi consistent sa matérialité en tant que telle, et son écologie, tels sont les objectifs de nombreuses recherches faites à l’IMM depuis une vingtaine d’années. Elles ont dessiné le profil d’une « sociologie cognitive » renouvelée, portant, par exemple, sur : la quantification et la mesure ; les catégories et catégorisations ; le formatage de l’information ; les capacités cognitives des collectifs ; les répercussions cognitives des nouvelles technologies d’information et de communication ; l’articulation entre mémoire individuelle et mémoire sociale ; le rôle central du langage dans l'organisation de la cognition.

  • Langue et culture
  • Un nouveau champ se dessine aujourd’hui à la croisée de l’anthropologie et de la linguistique, celui de l'anthropologie linguistique (et son complément la sociolinguistique). On y envisage la langue comme ressource culturelle et sociale, on y étudie la parole en tant qu'elle est située dans une réalité ethnographique donnée. Plutôt que de se centrer sur les seules propriétés formelles du langage, les recherches proposent de se centrer sur la diversité des langues et des pratiques langagières et communicatives ethnographiquement situées.


Nos coordonnées

54 boulevard Raspail
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Dernière mise à jour : 19 janvier 2010